Gaston de Lévis

Résumé

Gaston de Lévis Souvenirs de Félicie (1857)

Dans le style de la première il y a plus de clarté, plus de naturel; le langage du second tient plus de l'art et de la réflexion. Elle excelle à peindre les femmes : elle a leur secret ; les hommes ont, sous la plume de M. de Lévis, plus de décision dans les traits et dans le caractère. Madame de Genlis met plus d'harmonie dans ses couleurs; M. de Lévis donne plus de relief à ses figures.
Le bon sens et le goût faisaient le fond de son talent,
comme la sagesse et l'élévation des sentiments servaient de règle à sa conduite.
Source : Gallica

Gaston de Lévis Souvenirs de Félicie (1857)

La maréchale de Beauvau avait beaucoup d'élévation dans l'âme et une chaleur qui allait quelquefois jusqu'à l'enthousiasme ; mais, si elle se manifestait dans sa conduite, jamais ses discours ne s'en ressentaient. Elle avait de la vivacité sans emportement ; toujours l'expression propre, point d'exagération, rien d'affecté. Raisonnant avec autant de force et de justesse qu'un bon logicien, elle y joignait la délicatesse de son
sexe, à laquelle il n'est pas donné au nôtre d'atteindre, et l'on ne savait, en se rangeant à son opinion, si l'on était séduit ou convaincu.
Source : Gallica

Gaston de Lévis Souvenirs de Félicie (1857)

Les assurances qu'il donne à ses sujets de sa bienveillance et de son amour ne paraissent point une vaine formule, un protocole d'usage, et l'on y ajoute une foi entière quand elles viennent d'un prince dont on connaît le cœur et dont les actions prouvent les sentiments. Une éloquence vraiment royale distingue ces discours ; l'on y admire de la dignité sans hauteur, de la grandeur sans enflure; c'est le langage d'un monarque qui gouverne un peuple fier, et qui veut le guider dans la route de la gloire et du bonheur en respectant ses droits.
Source : Gallica

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