Jean-Philippe Gluck

Définition et enjeux

Camille Bellaigue Revue des Deux Mondes

Pour sujet ou pour matière morale de ses chefs-d’œuvre, Gluck ne prend que les sentimens simples et vrais par excellence. Et sans doute il les agrandit à la taille, il les élève à la hauteur de son âme ; mais il ne les fausse ou ne les complique jamais. Jamais il ne s’écarte de la droite, de la commune, de l’universelle vérité. Rien ne lui est plus étranger, plus odieux que la recherche et le raffinement, si ce n’est la singularité
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Société Gay-Lussac. Congrès Congrès de Limoges, 31 mai-5 juin 1886… (1887)

A ce moment, en face d'une cour efféminée, l'esprit révolutionnaire fermentait dans toutes les classes de la société ; toutes les âmes étaient travaillées par une fièvre sourde qui cherchait à faire explosion dans la philosophie, les lettres, les sciences et les beauxarts. Le chevalier Gluck, compositeur-musicien, depuis longtemps célèbre en Italie et en Autriche, comprit que le drame lyrique, tel que la France l'avait conçu, pouvait seul réaliser ce que rêvait son colossal génie.
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Félix Clément Les musiciens célèbres depuis le seizième siècle jusqu'à nos jours… (1873)

Il ne parlait que du luxe de la mise en scène, de ces fameux jardins d'Armide qui eurent aussi leur grande part de succès. Il est vrai que tous les hommes supérieurs ont eu la conscience de leur mérite et que la plupart ne s'en sont pas cachés. Ce qui est plus blâmable que le défaut de modestie, c'est l'égoïsme malveillant qui poussa Gluck à chercher tous les moyens de nuire à ses rivaux. A Vienne, il travailla, dit-on, à étouffer la réputation naissante de Mozart; à Paris, il intrigua contre Piccinni, comme si la brigue et l'artifice étaient nécessaires pour lui assurer la victoire.
Source : Gallica

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