Résumé

Hippolyte Barbedette Gluck : sa vie, son système et ses oeuvres (1882)

Il est certain que la musique d'Armide indique une transformation dans la manière de Gluck; son art s'assouplit; il se détend en quelque sorte. Plus de ces chœurs en forme de chorals, soutenus, note pour note, par une harmonie massive. Le récitatif est moins âpre et moins austère ; la phrase musicale n'est plus acérée comme une lame de poignard et brève comme la foudre ; elle s'étend davantage en périodes harmonieuses. Les morceaux offrent de plus longs développements. Ce n'est plus seulement l'âme de l'auditeur qui est gagnée par l'émotion, c'est aussi son oreille qui est charmée.
Source : Gallica

Hippolyte Barbedette Gluck : sa vie, son système et ses oeuvres (1882)

Mais ce qui suit, au point de vue de l'action, est faible. Thoas approche; sa fureur est sans bornes, il lui faut du sang: non seulement celui des étrangers, mais celui d'Iphigénie, prêtresse infidèle qui trahit les dieux. Pylade frappe Thoas d'un coup mortel ; la fière contenance des Grecs fait reculer les Scythes. Les Grecs regagnent leurs vaisseaux, emportant avec eux la statue de Diane; ils voguent vers la patrie, sous la protection des dieux eux-mêmes, dont le courroux est apaisé. Ce dénouement vaut peut-être mieux
que celui d'Euripide, mais il est bien enfantin encore.
Source : Gallica

Hippolyte Barbedette Gluck : sa vie, son système et ses oeuvres (1882)

Je ne connais pas d'opéras où les passions soient moins variées que dans l'Alceste; tout y roule presque sur deux seuls sentiments, l'affliction et l'effroi, et ces deux sentiments, toujours prolongés, ont dû coûter des peines incroyables au musicien pour ne pas tomber dans la plus lamentable monotonie. Quand la mesure est passée, l'acteur a beau se démener, le spectateur s'attiédit, se glace, et finit par s'impatienter. Le dénoûment de la pièce, n'en déplaise à Euripide lui-même, est froid, plat, et presque risible à force de simplicité.
Source : Gallica

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