Léon Riffard, Contes et apologues (1888)
“ C'est elle qui déroule au travers de la plaine Cet immense ruban et de fer et de feu, Où glisse, en un tourbillon bleu, Le monstre ailé qui nous emmène. Adieu les coins ombreux, le pacage écarté, Où nous paissions du moins avec tranquillité. Plus cruelle que les Furies, La vapeur vient nous prendre au sein de nos prairies Et nous emporte aux boucheries. Le bonheur des humains, leurs merveilleux progrès, Sont faits de nos malheurs : nous en payons les frais. ”
