Henri Blaze de Bury,
Horace et ses traducteurs
“ Pour la république ou la monarchie, il ne s’échauffe non plus guère ; il chante aujourd’hui la mort glorieuse de Caton et demain les splendeurs d’Auguste. S’il préconise les vieux temps de Rome, les vieilles mœurs, s’il oppose à la simplicité, à la pauvreté d’un Cincinnatus, d’un Régulus, le luxe et la mollesse de leurs successeurs, il s’exhale toujours de son vers je ne sais quel indescriptible souffle d’ironie et de persiflage. Ce bon vieux temps, avec tout son héroïsme, a quelque chose qui l’épouvante ; il veut bien admirer cette grandeur, pourvu qu’on le dispense de l’imiter. ”
