Robert Brasillach,
Présence de Virgile
(1989)
“ La jeunesse qui cherche un maître ne change pas : il lui faut le plus dur et le plus exigeant. Virgile était pareil à tous les jeunes gens, et ce qu'il voulait, comme eux, c'est la totale certitude, la joie totale, fût-ce dans le renoncement, l'amertume, et — pourquoi pas, même? — la joie totale dans le désespoir total. Le vieux maître matérialiste et déchaîné, qu'auréole encore sa mort mystérieuse et l'appel final de la folie, est bien fait pour lui tendre tous les mortels présents qu'il désire. Affamé comme ses pareils, il s'y jette, et que lui importent sa jeunesse et le bonheur! ”
