Jacques Crétineau-Joly,
Simples récits de notre temps
(1860)
“ Il y a des distances qu'il ne faut jamais franchir, des préjugés que l'on doit toujours respecter. Vous appartenez à une noble famille, vous êtes prince, vous avez des aïeux sur le trône pontifical, d'autres encore sous la pourpre romaine. Cette union serait pour eux une honte ; pour vous, plus tard, peut-être un regret ; pour moi, sans doute, un remords. — Eh ! que m'importent, à moi, ma famille et mes aïeux? Sais-tu, Benedetta, qu'il y a en moi assez d'énergie, assez de volonté, pour briser les obstacles ? J'ai vu le monde, j'ai voyagé. ”
