Jean Hippolyte Michon

Jean Hippolyte Michon

Résumé

Portrait de Jean Hippolyte Michon Jean Hippolyte Michon Le Jésuite. Tome 2 (1865)

Le vieillard s'affaiblissait de plus en plus.
La porte de la chambre s'ouvrit brusquement, et je vis paraître le révérend Père Ruffin.
Le mourant l'aperçut debout au pied de son lit : il étendit les bras comme pour le repousser; mais la dernière lueur d'intelligence s'effaça. Le marquis de Flaviac murmura quelques paroles sans suite.
— Marguerite, Gustave, je les bénis... Les monstres, ils m'ont enlevé Marguerite... Je veux donner tout mon bien aux Jésuites, je l'ai promis au Père Ruffin... Non, non, pas aux Jésuites, à Gustave.
Source : Gallica

Portrait de Jean Hippolyte Michon Jean Hippolyte Michon Le Jésuite. Tome 2 (1865)

Marguerite s'exagérait beaucoup cette affection tardive que sa mère lui accordait. Pas un amour ne devait réchauffer le coeur de glace de la comtesse, pas même l'amour maternel. Elle était devenue réellement dévote, et dévote jusqu'au fanatisme. Mais là aussi l'amour était absent. Le mot caritas, qui renferme et le sentiment de gratitude filiale, d'abandon à la douce providence du Père qui est aux cieux, et la sainte fraternité que le Christ est venu nous enseigner, ce mot divin, qui est tout le christianisme, n'avait pas de sens pour la comtesse.
Source : Gallica

Portrait de Jean Hippolyte Michon Jean Hippolyte Michon Le Jésuite. Tome 2 (1865)

Père Ventura, les circonstances sont graves: Vous et moi nous tenons un peu entre nos mains les destinées de Rome. Je viens vous parler ouvertement. Unissons-nous. Nous différons totalement de système, je le sais. Vous croyez à la liberté ; je n'y crois pas. Mais si je deviens Pape, je vous fais cardinal et ministre d'Etat. Vos idées libérales adouciront mon absolutisme peut-être trop rude. Mes idées absolues modifieront, peut-être en bien, votre libéralisme trop ardent.
Source : Gallica

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