Résumé

Gustave le volontaire du Pape… (1867)

LE VOLONTAIRE DU PAPE 91
Où se trouvait donc alors le brave Robin? Que n'était-il à portée d'entendre de semblables paroles? Combien n'eût-il pas été fier de ces éloges décernés si spontanément à son archange de Rochebrune et à Gustave lui-même ? Mais Robin, depuis quelques jours, n'entendait rien, ne voyait rien : il était exceptionnellement occupé.
La littérature moderne, qui s'occupe du serviteur et de l'ouvrier, puisqu'elle s'occupe de tout, ne s'en occupe pas néanmoins au point de vue de la modestie, de la soumission et du dévouement.
Source : Gallica

Gustave le volontaire du Pape… (1867)

LE VOLONTAIRE DU PAPE. 401
la bête enragée tombe les quatre fers en l'air. Ce pauvre malheureux en a eu de la chance que ce garçon, voyant cette vermine prête à ne faire de lui qu'une bouchée, lui ait logé préalablement une balle au coeur ! — Sire, s'écrie le benêt — comme si c'était le moment de plaisanter quand on voit son prochain à un demi-pouce de la mort. — Vous n'êtes pas blessé, mon Empereur ! — Non, que lui dit l'autre sans se mortifier de la plaisanterie, on se reverra, et je te dois la goutte. Ne manque pas de venir me trouver au château demain.
Source : Gallica

Gustave le volontaire du Pape… (1867)

Il est serviteur, et il l'est d'autant mieux qu'il n'ambitionne que de l'être en perfection. C'est dans cet emploi que se développent ses qualités et que fonctionne son coeur. Il n'irait point à être maître, supérieur, préfet, impie, conspirateur, socialiste, franc-maçon, législateur ; mais il a le génie du dévouement subalterne. Comme il est heureux et à son aise dans ses domaines, où il a pris naissance, dans son glorieux château de Rochebrune, avec ses aimables maîtres, aussi bien ses maîtres, propriété du serviteur — et je souligne le pronom possessif — qu'il est leur serviteur.
Source : Gallica

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