François de Fénelon

Résumé

François de Fénelon Oeuvres complètes de Fénelon,.… (1848-1852)

Veut-on que les peuples soient moralement infaillibles, pour deviner ce qui est contraire à toute vraisemblance et à toute raison? Veut-on qu'ils soient sûrs de ne se tromper jamais, pour entendre dans les paroles de l'Eglise un sens qui n'est ni le propre ni le naturel? Est-il possible qu'on aime mieux inventer ces fables inouies, que de retourner droit aux promesses de Jésus-Christ avec une humble docilité?
Source : Gallica

François de Fénelon Oeuvres complètes de Fénelon,.… (1848-1852)

De quel droit ose-t-on supposer que l'Eglise décide sur des textes qui conservent ou qui corrompent la foi , sans que Jésus-Christ décide avec elle? De quel droit vient-on tronquer les promesses, et séparer dans une fonction si essentielle l'Epouse sacrée d'avec l'esprit de son Epoux? On prend, pour ainsi dire, plaisir à se faire illusion à soimême, pour se scandaliser. D'un côté, on arrache à l'Eglise la promesse qui fait sa sûreté, et l'Esprit saint qui fait toute sa force. On la dépouille de ce qui la distingue de toutes les autres sociétés humaines.
Source : Gallica

François de Fénelon Oeuvres complètes de Fénelon,.… (1848-1852)

Le concile veut nous remplir de confiance en Dieu, parce qu'il est fidèle dans ses promesses. Qu'y a-t-il de plus impie que de lui faire dire, suivant cette étrange explication : Ne craignez rien, âmes justes ; confiez-vous à Dieu : car encore qu'il veuille vous soustraire sa grâce actuelle, sans laquelle il est de foi que vous ne pouvez garder ses commandemens, il ne vous ôtera néanmoins l'ornement de la justice habituelle, que quand vous cesserez d'être justes par une chute inévitable. En un mot, vous périrez éternellement et par une nécessité qu'il ne dépend pas de vous d'éviter.
Source : Gallica

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