Résumé

John Henry Newman Histoire de mes opinions religieuses… (1866)

Si ceux qui ont quelque estime pour un homme l'entendent appeler catholique romain, ils se diront : le romanisme n'est donc pas, après tout, une si mauvaise chose. — Tous ces gens qui crient contre moi travaillent à accomplir leur propre prophétie. Si tout le monde s'entend pour dire à un homme qu'il n'a plus rien à faire dans notre Église, il commencera enfin à croire que sa place n'y est plus. Il est si facile de persuader quelqu'un d'un fait, quel qu'il soit, quand une foule de voix l'affirment ! La force de l'imagination est grande.
Source : Gallica

John Henry Newman Histoire de mes opinions religieuses… (1866)

Parce qu'il disparut aux yeux des hommes, il ne perdit pas sa place dans leur esprit.
Keble était un homme qui se dirigeait et formait ses jugements, non par des procédés de la raison, par des recherches ou des arguments, mais, pour me servir du mot dans le sens le plus large, par l'autorité. La conscience est une autorité. La Bible est une autorité.
L'Eglise, l'antiquité, la parole des sages, les enseignements héréditaires, les vérités morales, les souvenirs historiques, les adages de la loi, les maximes de l'État, les sentiments, les présages, les préventions sont des autorités.
Source : Gallica

John Henry Newman Histoire de mes opinions religieuses… (1866)

A leurs yeux c'est vraiment de la crédulité, c'est vraiment de la satire ; dans mon cœur, ce n'est ni l'un ni l'autre. Là où ils voient l'exagération, je vois la vérité. Je parle de l'Église anglicane sans aucun dédain, quoique je leur semble rempli de mépris pour elle. Pour eux, bien entendu, elle est « aut Cæsar aut nullus; » mais il n'en est pas ainsi pour moi. Tout en n'étant pas divine elle peut être une grande création humaine, et c'est ainsi que je la juge aujourd'hui.
Source : Gallica

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