Alfred Loisy

Alfred Loisy

Résumé

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy Choses passées (1913)

Rien n'est plus facile que d'en marquer les défauts. A la vérité, l'Église reconnaît en principe, et le concile du Vatican a proclamé l'autonomie des sciences humaines, dans leur ordre, selon leur objet et leur méthode propres.
Mais dans son enseignement, sans qu'elle s'en aperçoive, l'Église catholique vit sur la science de l'antiquité, incorporée à sa tradition. Même dans son catéchisme et dans la prédication populaire, elle contredit chaque jour les données les plus élémentaires de la science moderne, en sorte que la crise de la foi existe maintenant, à l'état latent, dès l'école primaire.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy Choses passées (1913)

Quant à la liberté de la critique dans les recherches de science religieuse, l'Église et la théologie officielle n'en ont pas seulement l'idée.
« La science de l'Écriture n'a jamais été conçue
autrement qu'en auxiliaire de la dogmatique.
On ne lui voit pas encore d'autre raison d'être.
L'attitude de Bossuet à l'égard de Richard Simon figure assez bien celle de la théologie à l'égard de la critique depuis trois siècles. On ne veut pas que la critique existe ; on ne comprend même pas qu'elle puisse exister ; on s'efforce de lui barrer tous les chemins par où elle essaie de se faire jour. »
Source : Gallica

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy Choses passées (1913)

Quel que doive être le sort futur du catholicisme, je n'y puis rien. Ce que sera la religion de l'avenir, je l'ignore. Le catholicisme romain, comme tel, est destiné à périr, et il ne méritera pas de regrets. Il pourrait durer en se transformant, mais il ne veut pas. Il ne m'appartient pas de vouloir à sa place. Cherchons la paix.
Rien ne serait plus ridicule à moi désormais que de me jeter dans les bagarres théologiques. Je n'ai
aucune responsabilité dans l'Église, et j'ai le droit d'organiser à mon gré mon reste d'existence.
Source : Gallica

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