Résumé

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy Simples réflexions sur le décret du Saint-Office "Lamentabili sane exitu" et sur l'encyclique… (1908)

L'histoire d'Israël a été, comme celle de tout autre peuple, un enchaînement de faits très variés, où les croyants, soit dans le temps même, soit plus tard, ont reconnu Dieu, mais où ils auraient pu ne pas le reconnaître, s'ils n'avaient été croyants. Le critique impartial trouvera que l'histoire d'Israël se ramène à une suite d'événements vulgaires dans la vie des peuples, et à l'action d'hommes religieux dont le caractère n'a rien de commun, le tout, faits et hommes, concourant à une œuvre plus grande qu'eux, c'est à savoir la religion monothéiste.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy Simples réflexions sur le décret du Saint-Office "Lamentabili sane exitu" et sur l'encyclique… (1908)

Il n'y a qu'un Dieu éternel, et Jésus est
Dieu : voilà le dogme théologique. Le salut de l'homme est tout entier dans la main de Dieu, et l'homme est libre de se sauver ou non : voilà le
dogme de la grâce. L'Eglise a autorité sur les hommes, et le chrétien ne relève que de Dieu : voilà le dogme ecclésiastique. Une logique abstraite demanderait que l'on supprimât partout l'une ou l'autre des propositions si étrangement accouplées. Mais une observation attentive démontre qu'on ne pourrait le faire sans compromettre l'équilibre vivant de la religion.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Loisy Alfred Loisy Simples réflexions sur le décret du Saint-Office "Lamentabili sane exitu" et sur l'encyclique… (1908)

Il va de soi que, la religion étant un fait humain, en tant du moins qu'il se réalise dans l'homme et dans l'histoire de l'humanité, ses origines sont à chercher dans l'âme humaine, tout comme les origines delà morale, ou celles de la science, ou celles de l'art. L'idée d'une institution première de la religion par Dieu même, moyennant cette révélation extérieure dont on nous a parlé plus haut, ne rendrait nullement superflue la doctrine qu'on dit être celle de l'immanence, et qui est plutôt celle du sens commun.
Source : Gallica

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