Autorité ecclésiastique

Définition et enjeux

Abbé Desorges De l'origine et de la nature du pouvoir (1869)

Ils participent même à un pouvoir plus haut encore : ils sont juges de la foi. Le souverain pontife est assurément le juge principal, mais les évêques sont juges aussi, ils définissent avec lui la vérité catholique. L'autorité ecclésiastique, dans ses deux parties les plus hautes, ne réside donc pas dans le monarque seul; elle est partagée, et cela en vertu même de la constitution divine de l'Eglise, par les évêques. La monarchie dans l'Église est donc tempérée par l'institution divine de l'épiscopat.
Source : Gallica

Portrait de André Marie Jean Jacques Dupin André Marie Jean Jacques Dupin Manuel du droit public ecclésiastique français… (1844)

D'après les vrais principes catholiques, le pouvoir souverain en matière spirituelle réside dans l'Eglise, et non dans le pape, comme, d'après les principes de notre ordre politique, la souveraineté en matière temporelle réside dans la nation, et non dans un magistrat particulier. Rien n'est arbitraire dans l'administration ecclésiastique : tout doit s'y faire par conseil : l'autorité du pape n'est que celle d'un chef, d'un premier administrateur qui exécute, et non celle d'un maître qui veut, et qui propose ses volontés comme des lois.
Source : Gallica

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