Résumé

M. Vivien Revue des Deux Mondes

La constitution d’une juridiction protectrice du clergé secondaire, l’organisation des facultés de théologie, la fondation d’un système de retraites, voilà des objets d’un intérêt immédiat, réel, pratique ; faire régner la règle là où l’arbitraire s’exerce sans limite, élever le niveau de l’instruction ecclésiastique, assurer l’existence de ceux à qui l’âge, les infirmités ne permettent plus de supporter le poids du jour, c’est servir la justice, la science, l’humanité ; c’est contribuer au bon ordre, à l’agrandissement, au bien-être de l’église.
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M. Vivien Revue des Deux Mondes

Cependant, nous le reconnaissons, appeler l’état et l’église à en délibérer en commun, à se concerter, à s’entendre, est le moyen le plus propre à conserver la bonne harmonie ; c’est celui que doit rechercher d’abord un gouvernement prudent ; c’est la voie que le comité des cultes de l’assemblée constituante en 1848 a proposé de suivre, lorsqu’il a été d’avis d’entamer des négociations avec le saint-siège sur des questions que le pouvoir politique aurait à la rigueur le droit de trancher : conseil prudent et qui mérite qu’on le suive. Aucun pouvoir sage n’use de son droit à l’extrême.
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S’il est un ordre d’intérêts sur lequel il importe de le dégager de toute solidarité, ce sont, à coup sûr, les intérêts religieux, car il n’en est pas qui soulèvent plus de résistance, de plaintes et d’animosités. Avec le système des autorisations, le gouvernement est érigé en juge de la morale, de la tendance, de la hiérarchie, des statuts des cultes nouveaux. On consent bien, on le dit du moins, à ne pas lui déférer l’examen du dogme ; mais, surtout pour une religion nouvelle, le dogme a des liens étroits avec la morale.
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