Résumé

Georges Moreau La question cléricale : le budget des cultes (1881)

Hors de l'Eglise point de salut, non seulement dans l'éternité, mais dans le présent. Elle seule a le secret de la vertu, du progrès, de la civilisation. Tout ce qui n'est pas elle est sans vie, sans force, sans vertu, Si en dehors d'elle on trouve quelques traces de bien, de beau, de vrai, c'est encore à elle qu'on le doit; c'est grâce à son rayonnement que le monde doit de ne pas être enseveli dans les ténèbres. Elle ne croit pas à la vertu humaine. Elle ne croit qu'à la vertu surnaturelle, et elle attribue toujours au culte une divine influence.
Source : Gallica

Georges Moreau La question cléricale : le budget des cultes (1881)

Traiter d'égal à égal avec l'Église! Cette idée peut offenser des esprits ombrageux, qui méconnaissent une vérité historique et sociale pourtant certaine. On ne peut supporter l'idée d'un État dans l'État : on a raison, mais est-il vraiment sérieux de feindre que les catholiques de France aspirent à former une nation dans la nation? Je présume qu'ils n'y songent guère, et qu'ils entendent rester de bons et fidèles citoyens français comme nous. Mais ils ont des intérêts moraux qui se rattachent à une puissance spirituelle, laquelle n'est ni dans le domaine ni dans les droits de l'État.
Source : Gallica

Georges Moreau La question cléricale : le budget des cultes (1881)

Pendant dix-huit siècles, l'Eglise a été considérée comme la dépositaire de la vérité, que ceux qui aspirent à prendre sa succession, la chassent, non de ses palais, ni de ses temples, mais du coeur de l'humanité, et ce jour-là seulement, elle pourra s'avouer vaincue.
Je sais bien que, parmi les catholiques, il y a malheureusement des exaltés qui, par l'intempérance de leur langage, semblent donner raison aux adversaires de l'Eglise, et qui, s'abritant derrière le Syllabus, lancent sans miséricorde, comme sans discernement, l'anathème et l'excommunication indifféremment sur tout le monde.
Source : Gallica

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