Concordat (1801)

Définition et enjeux

Auguste Body,  Le Concordat, sa négociation, ses dix-sept articles… (1903)

“ La conclusion de tout ce qui précède, c'est que, pour le choix des évêques, il faut l'entente entre les deux puissances concordataires. En vertu de la Convention de 1801, la puissance civile a le droit de désignation; et si ses candidats ne sont pas agréés, le Concordat ne l'oblige pas à en présenter de nouveaux ; la puissance spirituelle a le droit de refuser l'investiture canonique, et nul ne peut la contraindre à ratifier le choix d'un indigne. ”
Source : Gallica

Auguste Body,  Le Concordat, sa négociation, ses dix-sept articles… (1903)

“ Ces restrictions à la liberté de l'Eglise, ces querelles misérables sont aussi contraires à l'esprit qu'à la lettre du Concordat ; ils sont en contradiction avec le devoir que le gouvernement s'est solennellement imposé en signant le pacte solennel de 1801 avec Pie VII. De nos jours, comme aux siècles passés, le pouvoir civil ne peut se consoler de n'avoir à gouverner que les choses temporelles, il veut aussi gouverner les spirituelles ; souffrant de ne tenir que l'épée, il voudrait aussi l'encensoir; n'ayant que les corps, il voudrait les âmes. ”
Source : Gallica

Raoul Duparc,  La monarchie traditionnelle, la Révolution et la liberté (1890)

“ Quelle que soit la forme politique, sous laquelle nous pouvons être destinés à vivre, monarchie ou république, les rapports de l'Église et de l'État ne sauraient être qu'un compromis entre les intérêts ou les droits de l'un et ceux de l'autre. Les conditions de ce compromis pourront varier dans l'avenir, mais les principes du Concordat de 1801 resteront la base fondamentale. Il no faut point considérer l'Église comme une institution d'État. ”
Source : Gallica

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