Résumé

O. d’Haussonville L’Église romaine et les Négociations du Concordat…

L’église romaine a de plus hautes visées. Pour elle, c’est à peine si ce même monde existe et vaut qu’on s’en occupe. Ce qui s’y passe n’importe qu’en raison de la vie future ; mais cette vie future, c’est elle seule qui en possède la révélation, c’est elle seule aussi qui en règle les destinées éternellement heureuses ou malheureuses. De là aussi pour l’église, suivant son inexorable logique, le droit strict d’ordonner ou de proscrire dès ici-bas ce qui lui semble indispensable au salut des âmes.
Source : Wikisource

O. d’Haussonville L’Église romaine et les Négociations du Concordat…

« La simple acceptation du concordat n’était pas, disait Consalvi, suffisante aux yeux de l’église. Il y avait eu schisme, il fallait qu’il y eût rétractation et reconnaissance publique de l’erreur embrassée, sans quoi le pape n’accorderait pas l’institution canonique aux nouveaux titulaires, fussent-ils nommés. Il ne le pouvait pas, il ne le devait pas, il ne le ferait certainement pas. » Le premier consul se récriait : « Exiger la rétractation publique, c’était leur imposer une mortifiante humiliation ; un tel sacrifice coûtait trop à l’amour-propre et à l’honneur. »
Source : Wikisource

O. d’Haussonville L’Église romaine et les Négociations du Concordat…

On se sépara sans pouvoir s’entendre. Dans la soirée, M. Portalis et M. Bernier se présentèrent chez le cardinal Caprara pour l’entreprendre ensemble et séparément sur le même sujet, et toujours de répéter, comme ils l’avaient fait tant de fois, « que refuser les termes de la lettre des constitutionnels, c’était même chose que vouloir tout détruire. Il était impossible d’obtenir du premier consul ce qu’exigeait le légat. » Cela ne servirait qu’à fomenter la vanité, l’orgueil et les prétentions de la cour de Rome, disait M. Portalis, qui était le plus animé des deux messagers du premier consul.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature