Résumé

O. d’Haussonville IX. — Le Catéchisme impérial de Napoléon Ier

L’unité en toutes choses a toujours plu infiniment à la cour de Rome. Elle n’a pas cessé d’y pousser autant qu’il a dépendu d’elle. A la veille et au lendemain du couronnement, Pie VII, encore placé sous le charme de ses premières illusions, avait mille raisons de se flatter que, sur ces affaires de la liturgie et du catéchisme se rattachant de si près au dogme, il serait la première personne consultée par le prince qui semblait attacher tant de prix en ce moment à faire consacrer son pouvoir par les propres mains du vicaire de Jésus-Christ.
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O. d’Haussonville IX. — Le Catéchisme impérial de Napoléon Ier

L’empereur, on ne peut trop le redire, mettait alors en effet sa plus constante application à satisfaire le clergé français et à se l’attacher sinon par tous ses actes, au moins par ses témoignages réitérés de bienveillance et ses marques habituelles de déférence et d’égards. Si les attentions courtoises et les paroles obligeantes d’un prince qui d’ordinaire n’en était pas prodigue suffisaient à lui assurer l’affection des membres d’une église, certes l’empereur avait un droit particulier au dévouement des évêques et des curés de son empire.
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O. d’Haussonville IX. — Le Catéchisme impérial de Napoléon Ier

Ainsi, pourvu que l’on observe ces sages prescriptions du pape Benoît XIV, le saint-père, à l’exemple de ses prédécesseurs, ne supposera point à ce que les évêques de France adoptent chacun le catéchisme qu’il croira le plus convenable aux circonstances particulières de son troupeau ; mais sa sainteté ne pourrait souffrir en aucune façon que quelque évêque fît choix d’un catéchisme qui aurait déjà été condamné par le saint-siège, ou qui, quoique n’ayant pas encore été condamné parce qu’il serait inconnu, contiendrait des doctrines corrompues ou seulement suspectes.
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