Résumé

Armand de Fallois L'Empereur Napoléon Ier et le pape Pie VII… (1869)

Puisque le pape ne pouvait se maintenir à Rome que par le bon plaisir du roi d'Italie, maître incontesté de la Péninsule, il n'admettait point que Pie VII pût refuser de s'associer à ses plans, de bénir ses armes, et de célébrer toutes ses victoires. Le prince temporel n'existant que par sa tolérance, ne pouvait manquer, selon lui, de demeurer étroitement associé à sa fortune, et l'empereur s'indignait à la seule pensée d'une oasis pacifique, aux limites de laquelle viendrait expirer le bruit de ses armes et l'effroi de sa puissance.
Source : Gallica

Armand de Fallois L'Empereur Napoléon Ier et le pape Pie VII… (1869)

« Il n'importe pas beaucoup à l'empereur que Rome ait sept ou huit Anglais de moins, disait M. de Champagny; mais ce qui lui importe, c'est que le souverain
temporel de Rome marche dans le système de la France, que, placé au milieu du grand empire, environné de ses armées, il ne soit pas étranger à ses intérêts, à sa politique. L'empereur demande cela au pape et il le demande comme un droit de sa couronne. » Cette note demandait en même temps la nomination d'un négociateur revêtu des pouvoirs les plus illimités.
Source : Gallica

Armand de Fallois L'Empereur Napoléon Ier et le pape Pie VII… (1869)

Il le combattit par des motifs que pouvait goûter Napoléon. Nos troupes, disait-il, traversent et parcourent librement les États du pape; que gagneraient-elles à les occuper malgré lui? Mais déjà le lion était insatiable; il se plaint que le port d'Ancône ne soit pas à l'abri des Anglais et des Russes, et pour parer à ce prétendu péril, il s'empare d'Ancône. Il aurait pu le faire ouvertement et sans coup férir; le saint-siége n'aurait certainement pas songé à mesurer ses armes contre celles de la France.
Source : Gallica

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