Résumé

O. d’Haussonville L’Église romaine et le premier empire…

La cause que l’on propose au pape d’embrasser est bien la cause de l’empire de Charlemagne ; c’est celle de la France, de l’Allemagne, de l’Italie et celle de tout le continent... L’empereur laissera volontiers Rome sous la puissance du pape, parce que Rome ainsi isolée ne pourra plus nuire aux intérêts de l’empire. Tel est, monsieur le cardinal, l’alternative offerte à sa sainteté. Il ne sera pas tenu un autre langage à son négociateur. De vains partages ne feront jamais sortir de ce cercle : c’est au pape à choisir...
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O. d’Haussonville L’Église romaine et le premier empire…

Je tiens ma couronne de Dieu et de la volonté de mes peuples ; je n’en suis responsable qu’à Dieu et à mes peuples. Je serai toujours Charlemagne pour la cour de Rome et jamais Louis le Débonnaire... Je n’ai jamais demandé autre chose qu’un accommodement. Si Rome n’en veut point, qu’elle ne nomme point d’évêques ; mes peuples vivront sans évêques, mes églises sans direction, jusqu’à ce qu’enfin l’intérêt de la religion, dont mes peuples ont besoin, me fera prendre un parti que commandent leur bien-être et la grandeur de ma couronne !
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O. d’Haussonville L’Église romaine et le premier empire…

Que veut faire Pie VII en me dénonçant à la chrétienté ? Mettre mes trônes en interdit, m’excommunier ? Pense-t-il que les armes tomberont de la main de mes soldats, et mettre le poignard aux mains de mes peuples pour m’égorger ? Cette infâme doctrine, des papes furibonds l’ont prêchée. Il ne resterait plus au saint-père qu’à me faire couper les cheveux et à m’enfermer dans un monastère ! Me prend-il pour Louis le Débonnaire ?... Le pape actuel est trop puissant ; les prêtres ne sont pas faits pour gouverner.
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