Empire carolingien

Définition et enjeux

Gustave Ducoudray Histoire générale, depuis l'invasion des barbares jusqu'en 1610… (1883)

La mort de Frédéric II devint le signal d'une dissolution générale qui rappelait celle de l'Empire carolingien. Divisés, tous également avides d'argent et de liberté, les princes électeurs se gardèrent bien de s'accorder sur le choix d'un maître.
Nul pouvoir n'arrêta plus les petits princes, qui s'arrogeaient tous les droits régaliens, droits de domaine, de justice, de guerre ; partout des querelles de succession, le désordre, l'anarchie. Les princes eurent trop le loisir de prendre goût à l'indépendance : ils ne chercheront désormais qu'à la conserver, fût-ce au prix de l'intérêt général.
Source : Gallica

Gustave Ducoudray Histoire de France

On ne lui nomma pas de successeur comme empereur, et chaque nation se choisit un chef particulier: l'empire de Charlemagne était à jamais détruit. La Gaule donna la couronne au vaillant défenseur de Paris, le duc des Francs, Eudes. L’Italie se partagea entre plusieurs princes. Tout le monde d'ailleurs voulait devenir roi: il y avait des rois de Bourgogne, de Provence, de Lorraine, de Navarre, etc., mais en réalité trois grandes nations sortirent seules de ce démembrement de l'empire carolingien: la nation française, la nation italienne, la nation allemande.
Source : Gutenberg

Charles-Félix Bellet Histoire de la ville de Tain, en Dauphiné… (1905-1922)

Après le démembrement de l'empire carolingien, la société livrée à ses propres tendances se reforma en une multitude de petites agglomérations, les moins puissants cherchant instinctivement à se grouper autour des plus puissants, véritable échelon d'êtres humains comprenant tous les rangs sociaux, depuis le prince suzerain jusqu'au cerf cultivant la terre, en passant par les hommes libres et les seigneurs terriens, ecclésiastiques ou laïques.
Source : Gallica

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