Résumé

Charles Louandre Les Papes et les rois de France

En ce qui touche le gouvernement de l’église, au pape seul appartient la collation des dignités du clergé et des abbayes. — Il est supérieur aux conciles ; les jugemens qu’il a rendus ne peuvent être cassés par quelque tribunal que ce soit, mais il peut casser tous les jugemens. — Il peut seul faire de nouvelles lois canoniques, établir de nouvelles congrégations. — Il ne peut être jugé par personne : — nul concile ne peut être appelé général que de son consentement. — En ce qui touche le gouvernement politique, le pape a le droit de faire baiser ses pieds par tous les princes de la terre.
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Charles Louandre Les Papes et les rois de France

LES ROIS DE FRANCE Le pouvoir temporel de la papauté n’est plus qu’un souvenir, et la chute de ce pouvoir excite dans une certaine partie de la population catholique d’amers et profonds regrets. On dirait que les destinées de la France sont subordonnées à celles du saint-siège, qu’il a été dans le passé notre allié le plus fidèle, et que les grands rois de l’ancienne monarchie n’ont été grands que parce qu’ils étaient les fils aînés de l’église romaine.
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Charles Louandre Les Papes et les rois de France

Ainsi s’était écroulé pièce à pièce l’édifice théocratique si laborieusement élevé par le génie de Grégoire VII. Chaque empiétement de la papauté sur la société civile avait été rudement refoulé, et c’est un roi que la papauté elle-même a mis au rang des saints, c’est Louis IX, le prince de paix et de justice, qui a ouvert la voie où tous ses successeurs l’ont suivi. Nous ne parlons point de la pragmatique à laquelle on a donné son nom, quoiqu’elle soit citée par un grand nombre d’historiens modernes, car c’est une pièce apocryphe qui ne remonte pas au de la du XVe siècle
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