Résumé

Portrait de Lerminier Lerminier La papauté depuis Luther

Depuis le concile de Trente jusqu’à nos jours, c’est-à-dire depuis bientôt trois siècles, la papauté fournit une carrière laborieuse ; elle a perdu tout pouvoir sur une moitié de l’Europe, et même les sociétés politiques qui la reconnaissent encore, l’ont contrainte à rabattre beaucoup de ses prétentions. Elle se défend ; elle ne conquiert plus ; l’esprit du siècle la domine sans songer à l’opprimer ; on ne la combat plus, on l’oublie.
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Portrait de Lerminier Lerminier La papauté depuis Luther

L’histoire de la papauté est un des plus beaux sujets qui puissent s’offrir à la plume du penseur ; elle a la rigueur d’un système, l’intérêt d’un drame, l’ironie d’une comédie. De grandes époques la divisent naturellement. Les premiers siècles de l’épiscopat romain jusqu’à Grégoire Ier sont comme une introduction simple et progressive qui nous mène aux premiers développemens politiques de l’autorité morale qu’exerce l’église de Rome sur les autres églises.
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Le catholicisme, même à l’instant où il était nié avec audace et puissance, conservait une autorité qu’il ne devait pas perdre de si tôt. Les grandes forces mettent à s’éteindre autant de temps qu’elles en ont pris pour se former. C’est donc un curieux fragment de l’histoire de la papauté que le xvie et le xviie siècle, où le catholicisme déploie toutes ses ressources pour se maintenir, résister et se venger : il n’y a pas là l’unité des temps de Grégoire VII et d’Innocent III ; mais on y trouve les variétés, les oppositions de la vie et de la nature humaine.
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