Résumé

Le Congrès de 1860 , par un Italien (1860)

Et l'Italie veut son unité ; on ne peut plus en douter d'après ce qui s'y fait depuis six mois. C'est son voeu; elle l'a exprimé sur le champ de bataille, sur les places publiques de ses cent villes, dans les assemblées ; partout où une voix italienne a pu se faire entendre, elle a crié : Unité ! par les journaux parmi les peuples ; par ses hommes d'Etat dans les cabinets des princes. Si l'unité italienne n'est pas encore un fait accompli, c'est uniquement parce que l'Autriche et la papauté lui font obstacle et que l'attente du congrès leur sert de soutien.
Source : Gallica

Le Congrès de 1860 , par un Italien (1860)

Tout prouve, au contraire, que l'action du pontife est dépendante des intérêts du prince, et que par eux l'autorité religieuse est rivée sur la terre aux combinaisons de la politique.
Si c'est là ce qu'on veut, qu'on le dise et qu'on laisse le pape à Rome tel qu'il est : il y restera toujours, selon nous, comme un danger pour l'humanité, pour toutes les puissances, bien que chacune d'elles puisse espérer de s'en faire un instrument; mais qu'on ne nous parle pas de vouloir assurer son indépendance.
Source : Gallica

Le Congrès de 1860 , par un Italien (1860)

On dira que le pape, comme chef, a besoin d'une indépendance plus forte que celle dont jouissent les évêques. Il nous serait facile de prouver, les livres saints à la main, que sans même parler de la réunion générale des fidèles, du presbytériat, c'est certainement dans l'épiscopat et non dans la papauté que s'est résumée l'organisation substantielle, dogmatique de l'Eglise; la papauté n'en représente qu'une forme, une discipline. C'est pourquoi il serait parfaitement illogique de ne pas garantir à chaque évêque une indépendance pareille à celle qu'on reconnaît nécessaire de garantir au pape.
Source : Gallica

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