Résumé

Portrait de Michel Chevalier Michel Chevalier La Guerre et la Crise européenne

Mais le besoin d’une organisation tutélaire qui fasse respecter les règles d’un droit public adopté d’un commun accord n’est pas le seul qu’éprouve l’Europe, et en faveur duquel il y ait lieu de réclamer. La civilisation ressent un autre besoin égal et parallèle à celui-ci et qui semble en être le contraire, c’est celui de l’indépendance des états et du respect de leur souveraineté. Et ce besoin-là se recommande de l’apostille d’une haute et puissante personne, la liberté. L’unité peut être excellente quand le territoire auquel on l’applique ne dépasse pas certaines limites.
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Ce réveil de l’esprit guerrier et ces préparatifs d’une guerre imminente, c’est un désappointement amer pour les amis du progrès. Ils croyaient et disaient hautement que la paix du monde civilisé se consolidait chaque jour, que la guerre était de plus en plus réputée une barbarie, une folie, la pire de toutes par l’argent qu’elle coûte, par la dévastation qu’elle sème, et surtout par le sang dont elle inonde la terre.
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Il n’y avait guère que le budget de l’Angleterre où le gouvernement fût bien à l’aise, parce que là le gouvernement laisse à l’industrie privée le soin, le profit et la gloire de la plupart de ces améliorations. La régime de la paix armée restreignait, dans une notable mesure et d’une manière regrettable, l’essor de la société vers le perfectionnement social et politique, l’accroissement de la prospérité générale et individuelle, le développement du bien-être, mais il ne le paralysait pas.
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