Résumé

Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 juillet 1859

Qu’est-ce que l’art bohème dont parle M. Liszt ? Y a-t-il un art bohème, russe, allemand, français, ou bien l’art n’est-il pas tout simplement l’art, c’est-à-dire un ensemble de procédés qui servent à la manifestation du sentiment, qui s’empreint, lui, de la variété des caractères et des situations ? Les caractères, les situations, les traditions peuvent changer et varier indéfiniment ; mais l’art, quand il mérite cette qualification, est partout le même dans une époque donnée.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 juillet 1859

Ce n’est pas par prévoyance et pour lui inspirer plus de crainte à l’avenir, ni par esprit pédagogique, pour le corriger de son vice : ce sont là des idées modernes ; c’est pour rendre le mal au mal, sans calcul, sans réflexion. Le sentiment de la justice et l’idée du châtiment éclatent tout à coup et ensemble ; c’est peut-être le premier dégagement, la première apparition claire et distincte qui se fasse dans l’esprit humain de l’idée du juste et de l’injuste. Il y a plus : le châtiment suppose la responsabilité ; la responsabilité suppose la liberté.
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Eugène Forcade Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 juillet 1859

Ils ne connaissent aucun dogme, aucune loi qui refrène leur instinct de liberté indéfinie et coordonne leurs inépuisables fantaisies. L’art des Bohémiens n’est ni une science qu’on puisse apprendre ni un métier qu’on enseigne par routine. Qu’est-ce donc ? « Un langage sublime, un chant mystique qui n’est entendu que des initiés. » Voilà pourquoi M. Liszt admire sincèrement l’art des Bohémiens.
La musique des Bohémiens, selon M. Liszt, renferme des intervalles et des rhythmes qui sont inconnus aux peuples civilisés de l’Europe.
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