Joseph-Othenin-Bernard de Cléron Haussonville

Résumé

Joseph-Othenin-Bernard de Cléron Haussonville Lettre aux conseils généraux, par M. le comte d'Haussonville… (1859)

Nous ne ferons pas toutefois un crime au gouvernement d'avoir en cela subi la loi commune de l'humaine faiblesse. Nous ne chercherons même pas si la guerre d'Orient, et particulièrement notre expédition en Italie, ont été fatalement amenées par des nécessités auxquelles il était impossible de se dérober ; ou bien si l'Empereur a recherché et saisi cette occasion de se prévaloir aux yeux de l'Europe de la merveilleuse vaillance de nos admirables soldats. Que chacun décide cette question à son gré. Il en est une sur laquelle on sera, nous le croyons, facilement d'accord avec nous.
Source : Gallica

Joseph-Othenin-Bernard de Cléron Haussonville Lettre aux conseils généraux, par M. le comte d'Haussonville… (1859)

C'est ici qu'éclatent tous les inconvénients de la convention dont les bases ont été arrêtées à Villafranca. En donnant à l'Autriche la faculté d'entrer, comme souverain de la Vénétie, dans la confédération italienne, l'Empereur lui a, d'un seul trait de plume, concédé plus de puissance qu'il ne lui en a ôté, en lui enlevant la Lombardie. Ce qui avait jusqu'à présent manqué à la cour de Vienne pour se mêler, à l'exclusion des autres puissances, des affaires d'Italie, et pour y asseoir sa domination absolue, c'était un titre en règle, et un droit particulier.
Source : Gallica

Joseph-Othenin-Bernard de Cléron Haussonville Lettre aux conseils généraux, par M. le comte d'Haussonville… (1859)

Autant que personne, nous souffrons de voir Venise restée aux mains des Autrichiens. Mais la paix s'étant faite dans les conditions de guerre que chacun sait, il est trop évident que sa délivrance n'était pas possible. Tandis que notre armée victorieuse occupait la capitale de la Lombardie, notre flotte attardée ne faisait que d'arriver devant la ville des doges. Comment l'Empereur des Français aurait-il pu raisonnablement demander la cession d'une contrée qu'il n'avait point conquise, et l'Empereur d'Autriche honnêtement renoncer à la possession d'une province qu'il n'avait point perdue?
Source : Gallica

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