Henri Capitant,
Cours élémentaire de droit civil français…
(1930-1931)
“ On peut se demander si le dol est un vice distinct de l'erreur. Le dol, en effet, a pour but de tromper le contractant, de lui faire croire une chose qui n'existe pas, ou de lui cacher un fait. Donc, il engendre l'erreur chez celui qui en est victime. Aussi, dit-on souvent que, dans le cas de dol, le consentement est nul, parce que le contractant l'a émis sous l'empire d'une erreur. Cette analyse ne nous paraît pas exacte. C'est bien le dol qui enlève au contractant la faculté d'apprécier sainement les choses, de se rendre un compte exact des conditions du contrat. ”
