Résumé

Paul Pont Commentaire-traité des petits contrats… (1877-1878)

Qu'est-ce que la faillite? dit-il. C'est la cessation de payements; et la cessation de payements est indépendante du jugement de déclaration de faillite, de telle sorte qu'elle peut être de beaucoup antérieure à ce jugement. Or la faillite met arrêt sur tous les biens du débiteur; elle fixe l'état dans lequel ils se trouvent; elle paralyse tout mouvement ultérieur qui tendrait à changer leur condition. Qu'a-t-elle trouvé dans les mains du créancier qui se dit nanti? Est-ce un gage réalisé d'une manière complète et revêtu de toutes ses conditions d'existence?
Source : Gallica

Paul Pont Commentaire-traité des petits contrats… (1877-1878)

Le fondement de la prescription étant une présomption d'abandon de la part du créancier, il est bien évident que la prescription ne saurait courir tant que ce créancier a été dans l'impossibilité d'agir et de manifester par là l'intention de ne rien abandonner de ses droits. Or, il ne peut agir tant qu'il reste sous l'empire de l'erreur, du dol ou de la violence qui a vicié son consentement; il n'aura sa liberté d'action que le jour où son erreur sera dissipée, le jour où il aura découvert la fraude, le jour où il sera soustrait à la violence.
Source : Gallica

Paul Pont Commentaire-traité des petits contrats… (1877-1878)

En thèse générale, on ne saurait mettre en doute le droit de faire d'un bail l'objet d'un contrat de gage. Malgré la très-vive controverse qui s'est élevée sur le caractère du droit du preneur, on paraît ne plus contester que ce soit là un droit mobilier. D'un autre côté, en même temps que le preneur est débiteur des loyers, ce qui fait que le bailleur est bien ici celui qui a un droit de créance, il est assurément créancier d'une jouissance. Le droit du preneur rentre donc, à tous égards, dans les termes combinés des art. 2072 et 2075: c'est un droit mobilier, c'est une créance.
Source : Gallica

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