Résumé

Jules Guillemot Faculté de droit de Paris. Thèse pour le doctorat… (1859)

S'il est dur et inutilement cruel de jeter en prison un homme qu'on sait être hors d'état de s'acquitter, il l'est plus encore peut-être d'user de ce moyen à l'égard de celui contre qui l'on a d'autres voies d'action. Ira-t-on sacrifier le respect dû à la liberté, respect qui ne doit être mis de côté qu'en présence des considérations les plus graves, sous prétexte qu'il est plus commode au créancier d'être payé promptement par le débiteur emprisonné qui a hâte d'obtenir son élargissement que d'attendre son paiement des lenteurs de la procédure d'exécution sur les biens?
Source : Gallica

Jules Guillemot Faculté de droit de Paris. Thèse pour le doctorat… (1859)

Nous avons vu la loi prononcer la contrainte de l'emprisonnement contre ceux qui, ayant expulsé par violence le possesseur d'un fonds, se refuseraient à lui restituer la possession qui lui est légalement reconnue. — La contrainte impérative est ici justifiée par la certitude de la mauvaise foi. La violence, qui trouble l'ordre de la société, est un fait punissable, et la loi, qui pourrait la poursuivre criminellement, peut à plus forte raison, lui imposer la gêne de la contrainte par corps qui cesse avec la restitution et le paiement d'une indemnité.
Source : Gallica

Jules Guillemot Faculté de droit de Paris. Thèse pour le doctorat… (1859)

« Si un débiteur se montre à l'égard de son créancier de mauvaise volonté et qu'il ne veuille pas travailler pour lui, le créancier peut le traîner en justice et sommer ses amis de payer sa dette. S'ils ne veulent pas, alors celui qui a le débiteur chez lui a le pouvoir de couper de son corps, haut ou bas, ce qu'il voudra. » -Voilà donc le débiteur mis entièrement à la merci de son créancier, lorsqu'après des sommations faites à ses amis, probablement à l'assemblée du mallum, qui remplace le comitium romain, personne ne se sera présenté pour payer sa dette.
Source : Gallica

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