Jean-Baptiste-César Coin-Delisle, Commentaire analytique du Code civil… (1843)
“ La liberté individuelle est sacrée, mais la chose jugée l'est plus encore : on la respecte dans les décisions qui touchent à l'état des hommes ; on la respecte quand elle dispose de l'honneur et de la vie des citoyens, matières bien plus importantes qu'un emprisonnement temporaire auquel le débiteur de bonne foi peut toujours échapper par la cession de biens. Le maintien de la chose jugée est donc la règle générale : dès lors il ne peut subir d'exception, en matière de contrainte par corps, qu'autant que la loi apporterait en cette matière une exception à la règle générale. ”
