Juridiction commerciale

Définition et enjeux

Jassuda Bédarride,  Droit commercial. Commentaire du Code de commerce… (1880)

“ « Les engagements entre commerçants et leurs employés, enseigne-t-il, sont des louages de services; et comme ils ont pour objet le trafic ou commerce, la connaissance des contestations qui en résultent est attribuée à la juridiction commerciale. »
Et il ajoute ailleurs : « Le commerçant qui a employé un facteur, un commis, caissier, teneur de livres peut les traduire ou être traduit par eux au tribunal de commerce pour le fait ou les suites de ses engagements, parce que l'un et l'autre ont fait, suivant ce qui a été dit au n° 36, un contrat de la compétence commerciale 1. »
”
Source : Gallica

Louis Renault,  Traité de droit commercial. Tome 1 (1889-1899)

“ Il y a donc des droits qui sont conférés, non pas à tous les commerçants, mais seulement aux commerçants immatriculés sur le registre du commerce. Ainsi les commerçants immatriculés, seuls, peuvent remplir les formalités nécessaires pour s'assurer la propriété des marques de fabrique ou de commerce qu'ils apposent sur leurs marchandises (2) , seuls ils sont éligibles comme juges de commerce (3) ; enfin le renvoi devant la juridiction commerciale ne peut être réclamé que par un commerçant immatriculé, quand la compétence de cette juridiction dépend de la qualité du défendeur (4) . ”
Source : Gallica

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