Maison de détention

Définition et enjeux

Théodore Mannequin La Liberté civile et la justice criminelle… (1860)

Les criminels en transit et les récidivistes pourraient bien être l'objet de mesures particulières dans les prisons ordinaires; mais pour les autres il devrait y avoir une maison spéciale, dite maison de détention préventive, qui ferait échapper, dans le présent comme dans l'avenir, tous ceux qui y seraient enfermés provisoirement à la confusion dégradante que le public fait souvent en parlant d'un homme qui a subi la détention.
Source : Gallica

Augustin-Pierre-Isidore de Polinière Traité de la salubrité dans les grandes villes… (1846)

Dès que la société, représentée par les tribunaux, prend à sa charge le condamné, c'est à elle de veiller à ce qu'il ait, en hiver, des vêtements chauds, et en tout temps un lit dans un lieu sec et bien aéré. Il ne faut pas, sans doute, que le détenu soit mieux dans la prison qu 'il ne serait chez lui ; ainsi conçue, une maison de détention est une absurdité : mais que du moins aucun agent insalubre, quelle que soit sa nature, ne mette en péril la santé du condamné.
Source : Gallica

Théodore Jouffroy Revue des Deux Mondes

Nous visitâmes à Washington la maison pénitentiaire qui venait d’être terminée : elle est destinée à recevoir les criminels condamnés pour la vie à la détention solitaire. Le spectacle d’une prison ordinaire produit une impression agréable, quand on la compare à celle qu’on éprouve en visitant ces effrayantes cellules. Il n’y a point de miséricorde à substituer une telle peine à celle de la mort, et pour trouver un motif légitime de préférence, il faut l’aller chercher dans la plus grande terreur que la détention solitaire produit sans doute sur les citoyens.
Source : Wikisource

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