Honoré Antoine Frégier

Élements biographiques

Honoré Antoine Frégier Histoire de l'administration de la police de Paris… (1850)

Tel était l'état de la cour à l'avènement de Louis XVI; la mort de son prédécesseur ayant dépouillé madame Dubarry non seulement de tout crédit, mais même de la considération qui demeure encore attachée à une faveur évanouie, l'ancienne courtisane disparut d'une région où elle n'avait régné que trop longtemps. La génération du dix-huitième siècle, impatiente de l'autorité absolue que Louis XIV avait fait peser sur tous les esprits, dans l'ordre religieux comme dans l'ordre politique, se plut à espérer de la philosophie un régime plus libre et la cultiva avec ardeur.
Source : Gallica

Honoré Antoine Frégier Des classes dangereuses de la population dans les grandes villes et des moyens de les rendre meilleures… (1840)

C'est lui qui consacre l'union des sexes et l'état civil des enfans. C'est par lui que la femme est élevée à la dignité d'épouse, et qu'elle est honorée dans la société non moins que dans l'enceinte de la famille.
D'au tre part, l'homme reçoit de la qualité d'époux des droits et une autorité que nul ne peut lui contester, parce qu'ils dérivent de la loi autant que de la nature. Les bonnes mœurs sont de l'essence même du mariage ; elles assurent la concorde et le bien-être de la famille, en même temps qu'elles affermissent
la morale publique.
Source : Gallica

Honoré Antoine Frégier Histoire de l'administration de la police de Paris… (1850)

Dans les derniers jours du mois d'août, les jardins de Versailles furent témoins d'une scène que l'amour ou les artifices coupables d'une intrigante pouvaient seuls concevoir et réaliser avec une assurance égale à la témérité de l'entreprise. Vers minuit, un homme déguisé paraît au bas du tapis vert et s'enfonce dans un bosquet, où l'attendait une femme qui, en le voyant venir à elle, lui remit une rose et se déroba. Cet homme était le cardinal de Rohan; cette femme était la reine ou une personne qui n'avait pas craint d'abuser de son nom pour tromper un homme vain et aveuglé par sa passion.
Source : Gallica

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