Place de Grève

Définition et enjeux

Portrait de Auguste Maquet Auguste Maquet Paris sous Louis XIV : monuments et vues (1883)

PLACE DE GRÈVE
bien. Un crime est-il commis, nous nous apitoyons sur la victime ; mais lorsque le criminel convaincu doit subir sa peine, nous avons des entrailles qui s'attendrissent sur le criminel.
La place de Grève, avant d'avoir acquis sa renommée sanglante, était simplement un rivage, très fréquemment noyé par les crues subites de la Seine alors sans digues et sans quais. Le flot montait, selon son caprice et sa puissance, sur cette pente douce, et couvrait un espace considérable, puis, se retirant, laissait, fangeuse et inutile, toute la
grève qu'il avait envahie.
Source : Gallica

Daniel Stern Histoire de la Révolution de 1848

La foule aussi devient plus serrée et plus houleuse à mesure qu’on approche de la place de Grève. Une jeune femme, étrangement affublée du casque et des buffleteries d’un garde municipal, sort d’un groupe et vient embrasser le capitaine Dunoyer en criant : « Vive la République ! » Elle veut aussi donner l’accolade à M. de Lamartine ; mais celui-ci, lui montrant du geste les blessés qui passent, l’engage par quelques paroles sévères à quitter les combattants pour les victimes.
Quand le cortége déboucha à l’angle du quai, la place de Grève présentait un spectacle indéfinissable.
Source : Wikisource

Alfred de Kerillis La Fontenelle, ou le Dernier ligueur… (1844)

Tout-à-coup une sourde rumeur agita cette mer houleuse de têtes, accourues de tous les quartiers de Paris pour assister à l'affreux spectacle. La place de Grève se dessinait dans le lointain; et les instruments du supplice brillaient entre les mains des aides du bourreau, assis tranquillement sur le tréteau tendu de noir où devait s'accomplir le dernier acte de cette sanglante tragédie !
Source : Gallica

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