Auguste Maquet,
Paris sous Louis XIV : monuments et vues
(1883)
“ PLACE DE GRÈVE bien. Un crime est-il commis, nous nous apitoyons sur la victime ; mais lorsque le criminel convaincu doit subir sa peine, nous avons des entrailles qui s'attendrissent sur le criminel. La place de Grève, avant d'avoir acquis sa renommée sanglante, était simplement un rivage, très fréquemment noyé par les crues subites de la Seine alors sans digues et sans quais. Le flot montait, selon son caprice et sa puissance, sur cette pente douce, et couvrait un espace considérable, puis, se retirant, laissait, fangeuse et inutile, toute la grève qu'il avait envahie. ”
