Fortuné Du Boisgobey

Fortuné Du Boisgobey

Résumé

Portrait de Fortuné Du Boisgobey Fortuné Du Boisgobey Le demi-monde sous la Terreur. Tome 2 (1877)

Pagès et le chirurgien formaient l'arrière-garde.
On traversa le Carrousel et on suivit les quais jusqu'au Pont-Neuf.
Le soleil était levé, un radieux soleil de messidor, mais la journée commençait à peine, et on rencontra fort peu de monde.
Les rares passants qui croisaient le convoi ne se dérangeaient pas de leur chemin pour le suivre. On était accoutumé à voir passer des malheureux traînés en prison par des coquins armés de piques, et ce spectacle n'étonnait plus personne. Le peuple ne s'attendrissait plus sur une femme, sur un enfant, sur un malade qu'on menait à la mort.
Source : Gallica

Portrait de Fortuné Du Boisgobey Fortuné Du Boisgobey Le demi-monde sous la Terreur. Tome 2 (1877)

Personne n'avait troublé leur entretien et rien n'avait bougé dans l'hôtel de Rose Lacombe, qui ne se doutait guère que Michel et Roger causaient à sa porte.
Le marquis suivait silencieusement son compagnon forcé et songeait à ses projets, lorsque le nom de la rue d'Argenteuil qu'il lut sur l'angle d'une maison lui rappela tout à coup que l'amant de sa femme y demeurait. Seulement, Rose, en dénonçant les amours de Raymonde, avait omis de lui indiquer d'une façon plus précise le domicile de Bruno.
La colère lui revint au coeur et il lui passa par l'esprit de commencer par se venger.
Source : Gallica

Portrait de Fortuné Du Boisgobey Fortuné Du Boisgobey Le demi-monde sous la Terreur. Tome 2 (1877)

Plutôt le jour!
— Ce sont mes soixante livres que je vais perdre, soupira Chavigny en laissant sur la même transversale son assignat de cent sous, augmenté de onze autres.
Je vis pour elle
Et meurs d'amour,
continua la Diane du camp des Tartares.
— Moi, je meurs de faim. Heureusement que, de ce coup-ci, la boule va m'envoyer souper.
— Trente et un. Noir, impair et passe, dit en rechignant Fanchon.
— Oh ! oh ! j'ai décroché le coup de deux. Camarade, il y a maintenant des chances pour que tu soupes à mes frais, à moins que ce diable de zéro vert ne fasse des siennes.
Source : Gallica

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