Fortuné Du Boisgobey,
Le demi-monde sous la Terreur. Tome 2
(1877)
“ Pagès et le chirurgien formaient l'arrière-garde. On traversa le Carrousel et on suivit les quais jusqu'au Pont-Neuf. Le soleil était levé, un radieux soleil de messidor, mais la journée commençait à peine, et on rencontra fort peu de monde. Les rares passants qui croisaient le convoi ne se dérangeaient pas de leur chemin pour le suivre. On était accoutumé à voir passer des malheureux traînés en prison par des coquins armés de piques, et ce spectacle n'étonnait plus personne. Le peuple ne s'attendrissait plus sur une femme, sur un enfant, sur un malade qu'on menait à la mort. ”
