Les prisons de Paris sous la Révolution… (1870)
“ Arrivés devant la rue Neuve-Saint-Étienne, je me rappelle les jours de la belle saison où, tous les matins, ma chère Minette et moi, nous nous rendions avec tant de plaisir, par ce même chemin, à nos agréables leçons de botanique. J'étais libre alors, j'étais heureux ; ma fille était avec moi, et nous respirions ensemble l'air pur et bienfaisant du Jardin des plantes. Aujourd'hui je suis captif, je ne vois plus ma fille, et je sors de l'air infect d'une prison de quatre mois, pour aller respirer à une lieue des miens une atmosphère peut-être non moins infecte. ”
