“ Tout le monde est appelé au civisme. « Si vous aimez votre pays, faites-lui, en votre personne, le cadeau d’un bon citoyen. » Cette pensée d’un Ancien marque quel cas on faisait autrefois du citoyen et la part que l’on donnait à la formation du caractère. Qu’est-ce donc qui nous donnera, au delà de la famille et de l’école primaire où ces pensées gardent la même valeur, la culture propice à l’éclosion du civisme ? — L’humanisme total, fait de lettres, de sciences et, surtout, de philosophie. ”
Civisme
Définition et enjeux
Le civisme désigne l'engagement actif d'un individu envers sa communauté et son État, mêlant idéalisme et responsabilités concrètes. Édouard Montpetit souligne son lien avec l'éducation et l'humanisme, tandis qu'Arthur Chuquet le rattache à la géographie politique et aux enjeux de solidarité nationale.
Manon Roland le présente comme un levier pour transformer les opinions publiques, et François Raymond distingue clairement le civisme, conduite active, du patriotisme, sentiment sous-jacent. Les textes de Noël et Grégoire mettent en avant le rôle des collectivités locales dans sa formation, et F. Braesch évoque sa dimension démocratique, protectrice des faibles. Ces approches, diverses, révèlent un civisme ancré dans l'action, l'éthique et la solidarité collective.
Citations sur le civisme
Arthur Chuquet, La campagne de l'Argonne (1792… (1886)
“ Le civisme augmente eu raison de la distance des frontières ; à la hauteur où vous êtes, la teinte d'aristocratie est entièrement délayée, et le civisme le plus pur vous prépare autant d'ennemis que d'habitants. ”
Manon Roland,
Lettres de Madame Roland de 1780 à 1793
“ Je ne suis pas en peine de tout ce que le civisme pourra vous inspirer pour électriser les âmes, propager la saine doctrine, former l’opinion générale et déterminer par elle tout ce que sollicitent le bien de nos frères et le salut de la patrie ”
François Raymond, Dictionnaire général de la langue française de François Raymond (1832)
“ La politesse y ajoute les paroles, les gestes, et toutes deux réunies sont le fait des hommes civilisés, et polis par l’usage. CIVISME, PATRIOTISME. Par le patriotisme, on aime sa patrie ; par le civisme, on se consacre entièrement à elle. Le civisme est la conduite ; le patriotisme est le sentiment qui la dirige. ”
Henri Grégoire,
Mémoires de Grégoire, ancien évêque de Blois
“ Vous à qui l’estime publique a confié les fonctions administratives, municipales et judiciaires ; vous qui, dans la garde nationale et dans l’armée de ligne, êtes les dépositaires de la force publique confiée à votre bravoure ; vous que le civisme a confédérés sous le nom d’Amis de la constitution, toujours élevés à la hauteur des circonstances, par votre sagesse et votre courage, vous saurez planer sur les dangers qui menacent de nous assaillir. ”
F.-J.-B. Noël, Des Complices, des corrupteurs… (1848)
“ C'est dans les communes que se créent le civisme et le patriotisme; ce sont elles qui élèvent les grands hommes qui doivent un jour illustrer leur patrie; c'est dans la commune que ces grands hommes prennent leurs premières leçons, qui leur font connaître les besoins de leurs compatriotes, et qui les initient par la connaissance qu'ils prennent de l'administration communale, aux savantes combinaisons de l'administration générale de l'état. ”
Archives de l'Ouest : recueil de documents concernant la Révolution… (1867-1869)
“ C'est votre civisme, Messieurs, ce sont vos lumières qui vous ont fait distinguer ces hommes vertueux que vous avez honoré de votre confiance; et leurs talents reconnus ainsi que les sentiments patriotiques qui les caractérisent nous répondent du zèle avec lequel ils vont remplir les devoirs importants et sacrés que leur impose la patrie. ”
F. Braesch, Procès-verbaux de l'Assemblée générale de la section des Postes (1911)
“ Ainsi les efforts du civisme seront à jamais encouragés. Cette fête touchante sera partout l'effroi des tyrans, l'espoir et la consolation des patriotes; ainsi nous prouverons à l'Europe que le peuple n'est pas ingrat comme les despotes et qu'une nation devenue libre sait récompenser les soutiens de la liberté, comme elle sait frapper les conspirateurs jusque sur les marches du trône. De nombreux citoyens nous ont chargés, auprès de vous, d'une mission que nous remplissons avec confiance et avec joie. ”
Georges Lote, La rive gauche du Rhin de 1792 à 1814 (1919)
“ Nous sommes embrasés, citoyen Commissaire, de tous les feux du civisme; nous préférons la mort à l'esclavage. Que la loi nous appelle à partager tous les droits des Français, nous nous montrerons hommes libres. ”
Première conférence internationale du service social… (1928)
“ Le civisme démocratique, la compréhension de l'égalité des droits, sont la sauvegarde des membres les moins forts de la société, qu'ils protègent des souffrances et des humiliations ; ils constituent une source de force et d'assurance qui donne puissance et bonheur à toute la nation. Ce sont là des principes familiers de la morale chrétienne ; le service. social n'est au fond qu'une application de la morale chrétienne à la vie de la collectivité et de l'Etat. Le service social est notre foi commune, lors même que les différences de secte nous séparent. ”
Alfred Des Essarts, La Comédie du monde, par Alfred Des Essarts (1851)
“ Si nous n'observons pas la règle du civisme, C'en est fait à jamais du républicanisme. Quoi ! ne pouvons-nous être assemblés quelquefois Sans nous provoquer tous du geste et de la voix ! Soyons graves... soyons dignes de la patrie, Et ne trahissons pas cette mère chérie Qui nous a confié son espoir d'avenir. ”
Hippolyte Taine,
Les Origines de la France contemporaine…
“ Supposez tous les Français sortis d’une école semblable ; les habitudes acquises par l’adolescent persisteront dans l’adulte, et l’on trouvera dans chaque adulte la sobriété, l’énergie, le patriotisme d’un Spartiate ou d’un Romain. Déjà, sous la pression de nos décrets, le civisme entre dans les mœurs, et des signes manifestes annoncent de toutes parts la régénération publique. ”
Édouard Montpetit,
Le front contre la vitre
“ Qui ne voudrait répandre davantage le sens social, le souci de l’intérêt général, le respect des droits et l’observance des devoirs qui naissent du fait de citoyenneté ? L’enseignement classique donne des leçons de civisme puisqu’il reprend, somme toute, l’expérience humaine ”
Fernand Giraudeau, Les vices du jour et les vertus d'autrefois (1891)
“ Ces paysans, qu'on dit àprement intéressés, n'ont-ils pas su lutter, depuis dix ans, pour défendre leur foi politique et leur foi religieuse contre les tyranneaux hargneux dont le joug touche leurs épaules? Cotte ténacité, qui souvent leur coûte cher, nous donne un admirable exemple de courage, d'abnégation, de civisme. ”
Jules-George-Antoine-Paul de Caunes, De l'Esprit public en France, par M. de C.… (1816)
“ J'entends par esprit public, la disposition constante de tous les citoyens d'une nation à aimer et (4) à défendre au besoin la patrie, les lois, et le gouvernement : c'est le civisme. Mon travail se divise en deux parties. La première fait voir que la politique intérieure des gouvernemens qu'a eus la France, depuis le commencement de la Révolution, a amené la chute de l'esprit public. La seconde fait connaître les moyens par lesquels il peut se former et se soutenir. ”
Hippolyte Taine,
Les Origines de la France contemporaine…
“ Et, comme derrière leurs chefs vainqueurs ils se sont poussés à la Commune et aux comités révolutionnaires, ils peuvent, par les certificats de civisme qu’ils accordent ou refusent arbitrairement, exclure, non seulement de la vie politique, mais encore de la vie civile, tous les hommes qui ne sont pas de leur clique. ”
Pierre-Nicolas Chantreau, Dictionnaire national et anecdotique par M. De l’Épithète (1790)
“ L’auteur du dictionnaire raisonné, déja cité, a écrit douze mortelles pages pour définir le mot civisme ; il l’a fait d’une maniere lumineuse, & a conclu qu’esprit de corps est une branche du civisme. D’après cette définition, quel est donc l’homme d’assez mauvaise foi pour oser dire que les parlemens n’ont point de civisme, que le clergé n’a point de civisme, qu’une partie de la noblesse n’a point de civisme ? Que de citoyens vous réintégrez Monsieur le raisonneur !... ”
Jean Jaurès,
Histoire socialiste de la France contemporaine
(1901-1908)
“ Préparez-lui un local assez vaste pour recevoir trois mille citoyens dans les tribunes, parfaitement à découvert, et absolument sans gardes, de manière que les députés soient sans cesse sous la main du peuple et n’ayant jamais d’autre sauvegarde que leur civisme et leur vertu. ”
Charles-Aimé Dauban, Les prisons de Paris sous la Révolution… (1870)
“ Alors le président demandait : « Y a-t-il quelqu'un qui connaisse le citoyen et réponde de son civisme? » Si personne ne répondait, ce qui est arrivé souvent,. le président prononçait : Ajourné. Si quelqu'un des conseillers de la commune disait : Je connais le citoyen et j'en réponds ”
Cahiers des procès-verbaux des séances de la Société populaire à Rouen… (1909)
“ Plusieurs citoyens et citoyennes font également don de paquets de vieux linge pour faire de la charpie. — On fait lecture d'une lettre du citoyen Wild qui demande, vu son vrai patriotisme, qu'il lui soit accordé un certificat de civisme pour être excepté de la rigueur de la loi, en sa qualité d'Anglais. Il lui a été délivré, à la grande majorité, séance tenante, et le président lui a adressé le discours suivant : Wild, la Société a reçu ta lettre. Convaincue de ton patriotisme, elle a délibéré à la plus grande majorité de t'accorder une attestation civique ”
Victor Belliard, Nieuil-le-Virouil : souvenirs du temps passé (1903)
“ Il est bien que tu instruises tes concitoyens les jours de décadi. C'est à la société assemblée qu'il faut donner con- naissance des lois et des nouvelles qui l'intéressent et qui, malgré les malveillants, feront le bonheur du peuple. Du zèle, du civisme et la République triomphera toujours de ses ennemis. ”
M. N*******, Matériaux pour servir à la vie publique et privée de Joseph Fouché… (1821)
“ Par une métamorphose que le plus pur civisme put seul opérer, ils ont cessé d'être euxs-mêmes pour devenir elle ; -et leur existence, comme leur honneur, n'est x que l'honneur, n'est que l'existence de leurs concitoyens. C'est donc à eux que leurs concitoyens doivent leurs suffrages ; et sur qui les réun,iraient-ils avec-plus de séèûritérque sur ceux dont l'égoïsme, si essentiel à l'homme, s'est épuré en se changeant en civisme, et qui ont concentré dans la patrie toutes les affections dé l'individualité? ”
Charles Henri Bailleul, Appel à la souveraineté nationale sur une question qui touche la gloire et les intérêts nationaux du peuple français… (1830)
“ Et dussions-nous ne pas atteindre le but que nous jugeons ressortir le mieux à la gloire et aux intérêts bien entendus du Peuple français, nous aurions fait encore oeuvre de. civisme le plus pur. Consacrant pour la première fois l'exercice dans son intégrité des droits souverains de ( 57 ) la Nation, nous aurons concilié au fait qui doit en résulter, quel qu'il soit, un caractère irréfragable. Un peuple entier ne s'égare pas sur ses besoins vrais, sur sa véritable dignité. Ce qu'il résout, ce qu'il exécute ne saurait être ni la vengeance , ni la crainte, ni tout autre seritiment honteux ”
Joanni d' Arsac, Mémorial du siège de Paris (1871)
“ En même temps que la cité est confiée à la garde des citoyens, les proclamations suivantes sont affichées sur les murs de la capitale : A LA GARDE NATIONALE. Ceux auxquels votre patriotisme vient de confier la mission redoutable de défendre le Pays vous remercient du fond du cœur de votre courageux dévouement. C'est à votre résolution qu'est due la victoire civique rendant la liberté à la France. Grâce à vous, cette victoire n'a pas coûté une goutte de sang. Le pouvoir personnel n'est plus. La nation tout entière reprend ses droits et ses armes. ”
Augustin Thierry,
Revue des Deux Mondes
“ Alors disparurent deux idées qui sont comme les pôles de toute vraie société civile, l’idée du prince et celle du peuple, et, sous le nom d’état, l’on ne vit plus qu’une hiérarchie de souverains locaux, maîtres chacun d’une part ou d’une parcelle du territoire national. La renaissance d’une société urbaine rouvrit les voies traditionnelles de la civilisation, et prépara toutes choses pour le renouvellement de la société politique. ”
“ Alors, je vous demanderai pourquoi, vous qui êtes un des citoyens les plus influents de cette ville, vous qui, par votre haute position, commandez le respect et l’estime de ses habitants, et qui avec quelques autres citoyens de votre rang faites exécuter les lois ; pourquoi, dis-je, laissez-vous ici, dans cette grande ville, croître et exister des institutions qui, d’après vos propres paroles, font un si grand mépris des lois et de la morale ? ”
Ad. de Sainte-Marie, Testaments politiques ou constitutions… (1848)
“ Les citoyens enchaînés à la Constitution, moitié de force, sous la pression des corps dominants, moitié de gré, par les avantages qui leur étaient assurés, formaient dans toutes les sociétés anciennes une classe privilégiée, et l'on sait quels priviléges étaient attachés à la cité et au nom de citoyen ! ”
Ernest Legouvé,
De l'Alimentation morale pendant le siège…
(1870)
“ Prendre aujourd'hui le mot de citoyen pour mot de ralliement, c'est comme si on criait : Vive la Réforme! ou : Vive la Charte! Ajoutez qu'il, ne faut jamais appauvrir la langue en supprimant une appellation utile, car c'est appauvrir la pensée humaine! Or, citoyen et monsieur sont deux mots qui s'appliquent à deux choses très-différentes : l'un correspond à la qualité générale d'homme; l'autre ne s'applique qu'au rôle de membre de la cité. Je suis monsieur par toute la terre, je ne suis citoyen que dans mon pays! ”
Victor Hugo,
Proses philosophiques
“ Pavage, éclairage et sécurité de la voirie, le gouvernement devenu simple police, tout le reste livré à l’initiative libre de l’homme souverain de lui-même, l’humanité patrie unique, le droit loi unique, le devoir et le droit faisant leur jonction qui est la fraternité ”
Eugène Chatelain,
Le Cri du peuple
“ Nous chantons, le cœur joyeux : Vive la Commune ! Enfants, Vive la Commune ! La Commune, savez-vous, Petits téméraires, Ce que c’est ? Écoutez tous : C’est de vivre en frères, Et lorsque nous serons grands Nous combattrons les tyrans. ”
Horace Bertin, Histoire d'un garde civique (1874)
“ Ce peuple armé, sauvage, en délire, assommant les sergents de ville, les professeurs de casse-têtes, les policiers de l'Empire, terrorisant la réaction, donnant le frisson aux amis de l'ordre, troublant la quiétude des conservateurs et prenant déjà des précautions contre les ennemis de la République, était pour lui un peuple grand, héroïque, digne des grands jours de la Révolution. ”
Auguste Jeandel, Aux gardes nationaux.. La représentation nationale… (1838)
“ Voyons quels sont les autres devoirs des citoyens. La garde nationale, avons-nous dit, est le peuple, et cette pensée est vraie ; elle est le peuple , parce qu'elle réunit tous les citoyens , parce qu'elle est la force et le soutien de la France; c'est le peuple veillant à la liberté et à la paix publique. ”
Théophile Lavallée, Géographie physique, historique et militaire… (1858)
“ Quand ces habitants, outre leur réunion en société et leur communauté de gouvernement, parlent la même langue, sympathisent par les idées, les croyances et les intérêts, enfin vivent d'une même vie morale et politique, ils forment une nation. ”
Victor Hugo,
Littérature et Philosophie mêlées
“ Les pères ont vu la révolution de France, les fils verront la révolution d'Europe.Les droits politiques, les fonctions de juré, d'électeur et de garde national, entrent évidemment dans la constitution normale de tout membre de la cité. Tout homme du peuple est, à priori, homme de la cité. ”
L. d' Estienne de Saint-Jean, Henri V et la République (2e édition… (1872)
“ Appliquez la même théorie à une fabrique, plus de patron ni de contre-maître; à un régiment, plus de colonel, de capitaine ni de sergent ; tous les soldats, comme tous les ouvriers, comme tous les enfants, se commandent eux-mêmes. Ah, que dans huit jours, la famille, le commerce et l'armée seront dans un brillant état ! La souveraineté du peuple... Tout le monde est le peuple : hommes, femmes, enfants; et la part de souveraineté de chacun demeure intacte envers et contre tous. Qu'importe le suffrage universel? qu'importent les majorités, l'unanimité même? ”
Gustave Lapérouse, L'histoire de Châtillon (1837)
“ Belle et utile institution, qui rendit des services à la France, pendant la guerre, et qui, dans des temps plus heureux, maintenait entre les habitants d'une même ville, au milieu de mille joyeux propos, les louables traditions du pays natal, l'amour de la patrie, et ces sentiments de gaîté franche et de cordiale amitié que les discordes et les révolutions civiles ont bannis loin de nous. ”
Romain Lançon, Les élections et les partis (1863)
“ Chacun de nous doit choisir d'être citoyen comme les tribuns qui attisent le feu des dissensions civiles, ou comme l'orateur ferme et sage que le Sénat et le peuple saluent, au Capitale, père de la patrie. ”
Étienne Cabet,
Ma ligne droite, ou Le vrai chemin du salut pour le peuple
(1847)
“ Le Gouvernement avec son armée, ses municipaux , ses sergents de ville , ne serait presque rien devant la Nation ou le Peuple, tandis qu'il est tout-puissant contre chaque citoyen ou chaque petit groupe de citoyens Aussi, toute la science gouvernementale , pour les Gouvernements impopulaires et oppresseurs, se réduit, d'un, côté , à réunir des défenseurs; de l'autre , à empêcher les citoyens, de s'unir, de s'associer, de s'assembler, de former un Parti, un Peuple , une Nation ”
Étienne Cabet,
La République du "Populaire" (par Cabet…
(1833)
“ Le POPULAIRE fera connaître la marche générale des événemens extérieurs , la tendance des rois vers le despotisme, et les efforts des peuples vers la liberté. — Pour faciliter au peuple, qui n'a pas le temps d'étudier l'histoire étrangère , l'intelligence et l'appréciation des faits qui se passent au-de ors, il donnera successivement un précis de l'histoire révolutionnaire et politique des divers pays d'Europe, et publiera plus tard le recueil de tous ces précis. ”
Anonyme, Revue des Deux Mondes
“ Ceux-là donc qui se portaient alors les gardiens jaloux des privilèges de leur commune, de leur province ou de leur caste, magistrats, bourgeois, prêtres et gentilshommes, tous ceux-là furent de vrais citoyens, parce qu’ils combattaient pour le droit tel que l’entendait leur intelligence dans la sphère étroite de l’âge où ils vivaient. ”
