F.-J.-B. Noël

Résumé

F.-J.-B. Noël Des Complices, des corrupteurs… (1848)

Si la corruption a pour objet une chose qui n'est pas due, constituant une injustice notoire, alors il y à crime contre l'ordre ou l'intérêt public, comme lorsqu'on dissimule des enchères dû qu'on autorise ce que la loi défend, qu'on accorde ou des grâces ou des places à des gens qui n'y ont aucun droit, qu'on reçoit des pièces de comptabilité fausses, qu'on fait gagner un procès contre le droit de l'état. Il y a crime contre le droit privé, lorsqu'on fait gagner un procès contre un particulier qui avait le droit et la justice pour lui.
Source : Gallica

F.-J.-B. Noël Des Complices, des corrupteurs… (1848)

Pour nous, jamais le corrupteur n'est au niveau du corrompu ; il y a une bien grande différence entre profiter de la bassesse d'autrui et commettre soi-même une bassesse; ce n'est point une faute de connaître l'indignité d'une personne, c'est même un mérite, d'autant plus certain que la loi donne moyen de punir les simples tentatives de corruption. Faire connaître cette indignité, c'est un service d'ordre public : il y a seulement illégalité de profiter d'une chose qui , avec justice, ne nous était pas due.
Source : Gallica

F.-J.-B. Noël Des Complices, des corrupteurs… (1848)

Les économistes semblent faire le voeu de ce prince, qui avait demandé aux dieux de changer tout ce qu'il toucherait en or, et qui dut mourir de faim. La fortune nationale ne consiste donc pas dans la grande quantité de métaux, que quelques particuliers plus ou moins nombreux peuvent posséder, mais bien dans la masse des choses indispensables à la vie, comme la nourriture et le logement ; et, là où tous et chacun peuvent se procurer les objets de première nécessité, sans recourir à la charité, là où il n'y a pas de paupérisme, la nation est riche.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature