Résumé

Antoine Gilbert Claveau Mémoire au roi des Français sur les affaires du temps… (1830)

Mais aujourd'hui, je me hasarde à livrer ce travail à la discussion publique, me persuadant qu'il renferme des choses véritablement utiles. C'est le propre, le besoin, le devoir, de chaque citoyen, dans les gouvernemens libres, d'exposer ce qu'il regarde comme susceptible de procurer quelques avantages à son pays. On l'écoute, on l'apprécie, on le juge; s'il a raison, on approuve ses vues et on finit par réaliser ses projets; s'il s'est trompé, on l'oublie.
Source : Gallica

Antoine Gilbert Claveau Mémoire au roi des Français sur les affaires du temps… (1830)

Quoi qu'il en soit, par la composition de votre premier ministère on comprit aisément en France qu'il n'accomplirait pas la haute mission qu'il avait briguée ; car il se montra sur-le-champ irrésolu et irrita les masses. Dans ses mains tout devait donc avorter. En révolution on ne saurait se passer un seul moment du peuple.
M. CasimirPerrier, long-temps athlète infatigable, était malade; on jugea qu'il ne pourrait se livrer avec ardeur aux affaires publiques, et on se figura, à tort ou à raison, qu'il ne voyait la France qu'à travers les nuages que la douleur élevait autour de lui.
Source : Gallica

Antoine Gilbert Claveau Mémoire au roi des Français sur les affaires du temps… (1830)

Trop de partis grondent en France, trop de vices nous accablent, trop de passions nous agitent pour que nous ne recourions pas perpétuellement, à titre de sauve-garde, à un pouvoir élevé, suprême, majestueux, et assez grand pour vaincre tous les périls. Cependant, et il faut se hâter de le proclamer en même temps, en donnant une couronne, la nation n'a prétendu répudier aucun des avantages du gouvernement populaire; elle les veut tous. La monarchie représentative n'est dans la réalité quel'alliance heureuse, sincère et énergique de la démocratie et de la royauté.
Source : Gallica

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