Résumé

Discours politiques. Pétition réformiste de 1840… (1840)

Il est évident que si l'exclusion frappe douze millions d'hommes pour ne conférer la qualité de citoyen qu'à une minorité imperceptible, l'absurdité et l'oppression sont presque à leur comble.
Il est évident que l'argent possédé n'est une preuve ni de probité, ni d'intelligence, ni de patriotisme. Chacun de nous n'a qu'à jeter ses regards autour de lui pour voir que la fortune, au contraire, est quelquefois le prix des qualités opposées, et que s'en remettre aux plus riches du soin de faire les lois, c'est souvent fonder l'empire de l'ignorance; de la couardise et de la corruption.
Source : Gallica

Discours politiques. Pétition réformiste de 1840… (1840)

M. ARAGO. Il est des personnes qui ne veulent pas que la réforme soit une question du moment; on la relègue dans un avenir éloigné.
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Je ne suis pas de cet avis; je crois, moi, que là question est très urgente. Je serais fâché d'exciter les murmures de la Chambre, mais je n'en développerai pas moins ma pensée en toute liberté; j'avertis, au surplus, que si on m'arrête, on pourra se méprendre sur le point de vue où je veux me placer.
Une voix. Nous verrons !
M. ARAGO. Vous verrez ! Il y a, Messieurs, dans notre pays une partie notable de la population qui souffre beaucoup.
Source : Gallica

Discours politiques. Pétition réformiste de 1840… (1840)

La première adjonction proposée, après celles que j'ai écartées comme contraires au principe de l'élection directe, c'est l'adjonction de la seconde liste du jury.
La confiance est si grande dans le mérite de cette adjonction, qu'on ne prend pas la peine de la discuter; on se contente de dire que donner à un citoyen le droit de vie ou de mort sur son semblable, et ne pas lui reconnaître la capacité d'élire un député, c'est une contradiction si choquante, qu'on doit s'empresser de la faire disparaître!...
Source : Gallica

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