Garde national

Définition et enjeux

Portrait de Jean Macé Jean Macé,  Lettres d'un garde national à son voisin… (1848)

“ La garde nationale, c'est la nation armée, pour veiller elle-même sur elle-même ; c'est le bataillon sacré des pères de famille, sans distinction de rang ni de fortune; c'est la grande armée commune où peut venir s'enrôler quiconque veut servir la patrie. Vous ne direz pas, bien sûr, qu'elle vous fait peur, vous qui en êtes. Vous ne direz pas que l'ordre social est en danger entre ses mains, et qui oserait le dire? ”
Source : Gallica

Portrait de Jacques Boucher de Perthes Jacques Boucher de Perthes,  Hommes et choses, alphabet des passions et des sensations… (1848)

“ Soyez donc d'accord avec vousmêmes, et après avoir rapproché le code militaire du code civil, les devoirs du soldat et ceux du citoyen, avouez une bonne fois que vouloir les faire marcher ensemble, c'est prétendre à l'impossible, et qu'on ne devient citoyen que le jour où l'on n'est plus soldat.
La position du garde national s'écarte moins de l'état d'homme libre. Si le conscrit est l'esclave, le garde national est le serf attaché, non à la glèbe, mais au lit de camp et à la guérite. Il est vrai que son servage cesse dès qu'il descend sa garde.
”
Source : Gallica

Des gardes nationales en France… (1828)

“ Formée d'elle-même, sans autorisation, sans ordre; loin, de n'être composée que de l'élite des citoyens, elle n'était que l'assemblage de tout ce qui avait pu s'armer. De là nous commençons à connaître ce que pourra faire un corps composé d'Hommes qui, en assurant la tranquillité, publique, défendent leur propre personne, leur famille, leurs biens.
Là, l'intérêt privé est le lien de l'intérêt général.
Mais bientôt cette Garde va recevoir une organisation régulière. De cette époque seulement nous devons voir la Garde Nationale.
”
Source : Gallica

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