Eugène Liebert, Études d’économie rurale. — La Laine et la Viande
“ On sait ce qui se passe partout où la ferme est doublée d’une usine : le troupeau consomme les déchets de la sucrerie ou de la distillerie. De l’automne au printemps, il s’en engraisse ; pendant cinq ou six mois s’accumule dans la bergerie un précieux fumier, puis toutes les bêtes qui paraissent en état d’être vendues sont livrées à la boucherie. Dans ces conditions, à supposer que les moutons n’eussent jamais porté de laine et qu’on ne connût pas le produit des toisons, pensez-vous qu’on eût négligé comme insignifiant ou nul le profit que donnent les troupeaux soit en viande, soit en fumier ? ”
