Résumé

Eugène Liebert Les Bataillons de marche de la garde nationale

La masse de citoyens destinée à former une armée était dépourvue de bons officiers, en partie ruinée par des habitudes d’ivrognerie, en partie minée par l’esprit d’indiscipline. De plus, par un oubli qui ne peut s’expliquer, on avait négligé, malgré les réclamations les plus vives, de faire le triage nécessaire des hommes jeunes et vigoureux, qui seraient appelés sans doute à sortir des retranchemens, et des pères de famille, auxquels devait être laissé le service de l’ordre public et de la défense intérieure.
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Eugène Liebert Les Bataillons de marche de la garde nationale

Si par extraordinaire un jour de garde une punition est infligée, si un homme passe la nuit à la salle de police, celui-ci, loin de regretter sa place au bastion et sous la tente, s’y trouvera bien mieux traité et plus au chaud. Un autre point qu’on ne peut taire, quoi qu’il en coûte, c’est que le contact de l’armée régulière a eu presque toujours des résultats bien différens de ceux qu’on aurait attendus. Le service des remparts n’est pas uniquement confié à la garde nationale
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Eugène Liebert Les Bataillons de marche de la garde nationale

Pourquoi ne pas obliger tant de bras inactifs à faire des corvées utiles, remuer le sol, transporter les déblais, construire ici des barricades, ailleurs placer des sacs à terre ? Dans les commencemens du siège, le génie demanda en vain de pareils services à la garde nationale ; les hommes les plus habitués par état aux travaux manuels furent ceux qui se récrièrent davantage, et des officiers, aux applaudissemens de leurs compagnies, répondirent : « Nous ne commandons pas des terrassiers, mais des soldats. »
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