Vincent d’Indy,
Histoire du 105e Bataillon de la garde nationale de Paris en l'année 1870-1871…
(1872)
“ Non ! il est impossible de rendre sur le papier la surexcitation qui s'empare de vous pendant une charge à la baïonnette ! cela tient de la fureur et du délire; le sang bouillonne dans la tête ; il vous semble recevoir des cou ps de marteau sur les tempes ; on est positivement fou (et fou furieux) ; on ne regarde que la pointe de sa baïonnette; tous les sentiments disparaissent pour faire place à une rage fébrile qui est cause qu'on ne sent plus rien, qu'on n'entend plus rien. On m'a dit que les Bavarois nous avaient reçus par une décharge épouvantable ”
