Résumé

Alexandre Périmon Les adieux de la France à ses deux filles d'Alsace-Lorraine (1872)

Oui ! je m'engage, à un moment donné, de rendre ces chers enfants à leur mère-patrie. J'attends de vous, ô grande et magnanime Providence ! ce divin conseil, sachant bien que, s'il vous plaît de me le donner, il ne sera que dans l'intérêt de tous.
Je vous promets aussi, ô divine Mère! au nom de mon peuple, de tirer un voile sur les haines du passé, entre ma malheureuse soeur et moi, que je confesse avoir si maltraitée.
Ah! indignes vengeances et représailles!... indignes vengeances, oh oui ! qui soumeez les nations et les peuples à de si rudes épreuves.
Source : Gallica

Alexandre Périmon Les adieux de la France à ses deux filles d'Alsace-Lorraine (1872)

LA PROVIDENCE A SES DEUX FILLES :
Ah ! ceci est affreux à penser, et fait frémir, lorsque l'on y songe ?
Oh oui ! la guerre fait rétrograder l'homme au-dessous de l'animal.
Là, le plus honnête et le plus vertueux devient voleur et assassin !...
En effet, que sont donc les rançons que l'on inflige, le pistolet sous la gorge, à une ville, à un village ou à une personnalité?
Appelez cela les exigences de la guerre, si vous le voulez ; mais les résultats n'en sont pas moins les mêmes que les autres crimes, que la société s'efforce de châtier chaque fois qu'ils se produisent.
Source : Gallica

Alexandre Périmon Les adieux de la France à ses deux filles d'Alsace-Lorraine (1872)

Ah ! nous le jurons tous, à la face du Ciel, jamais l'amour, que les enfants de l'Alsace-Lorraine portent dans leur coeur, ne tarira pour toi.
Mais vous, Allemagne, n'en soyez pas jalouse, nous vous en prions ; car nous vous aimerons aussi comme bonne soeur. Mais, cependant, notre Mère-Patrie avant tout, puisqu'aujourd'hui vous voyez que nous avons sacrifié l'affection paternelle et maternelle, pour ne point nous séparer de nos frères et de notre patrie.
Source : Gallica

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