Alexandre Périmon, Les adieux de la France à ses deux filles d'Alsace-Lorraine (1872)
“ Oui ! je m'engage, à un moment donné, de rendre ces chers enfants à leur mère-patrie. J'attends de vous, ô grande et magnanime Providence ! ce divin conseil, sachant bien que, s'il vous plaît de me le donner, il ne sera que dans l'intérêt de tous. Je vous promets aussi, ô divine Mère! au nom de mon peuple, de tirer un voile sur les haines du passé, entre ma malheureuse soeur et moi, que je confesse avoir si maltraitée. Ah! indignes vengeances et représailles!... indignes vengeances, oh oui ! qui soumeez les nations et les peuples à de si rudes épreuves. ”
