Charles de Mazade,
Chronique de la quinzaine, histoire politique et littéraire - 31 janvier 1871
“ Mon cher monsieur, Puisque tout nous manquait à la fois, les armées de secours et les vivres, ce n’était plus un devoir, ce pouvait être un crime de prolonger la résistance. On ne joue pas avec la famine aux dépens de deux millions d’hommes ; il fallait donc que la lutte cessât. J’en ai le cœur meurtri. C’est un genre de douleur plus profond qu’aucune autre, et qui semble les comprendre toutes. Ce noble et cher pays, ne méritait-il pas d’être autrement payé de tant de sacrifices, de si vaillans efforts, de ces flots de sang si largement versé au nom du droit et de la patrie ? ”
