Résumé

Aperçu sur quelques illusions diplomatiques et militaires des puissances occidentales… (1856)

En brûlant de pauvres habitations, de pauvres barques, seules richesses de ces habitants, tout aussi amoureux de la liberté qu'ils sont guerriers, on les a transformés en ennemis acharnés de l'Occident.
Cette longue série de fautes a conduit les alliés à la guerre, à l'impasse de Sébastopol ; en politique, à l'impasse de l'arbitrage autrichien. Expiant cruellement ces deux sériés de fautes, on doit, en Angleterre comme en France, se poser en conscience la question : « Comment peut-on sortir de cette double impasse? » C'est ce qu'on tâchera de démontrer ici, sine ira et studio.
Source : Gallica

Aperçu sur quelques illusions diplomatiques et militaires des puissances occidentales… (1856)

Les fautes seules des hommes permettent au czar de jouer, fatalement pour les peuples, le rôle d'arbitre de leurs destinées. La Russie peut et doit être vaincue, dès que deux grandes nations comme l'Angleterre et la France l'entreprennent, au profit de la civilisation et de l'humanité. Il faut seulement connaître la Russie, chercher à la comprendre, et dès qu'on aura reconnu qu'elle pèse sur le monde, précisément par ses côtés faibles, savoir l'y frapper, c'est-à-dire savoir employer les armes et la politique.
Source : Gallica

Aperçu sur quelques illusions diplomatiques et militaires des puissances occidentales… (1856)

Ce qui vient d'être dit pour prouver l'inutilité d'une guerre maritime, ou d'une petite guerre locale pour forcer le czar à une paix limitant sincèrement sa puissance prépondérante, peut s'appliquer avec la même logique à l'inutilité des efforts d'une grande guerre; car la Russie ne peut être abattue uniquement par les armes, et ne l'étant pas, le czar ne consentira jamais à une limitation de sa puissance; et, par contrecoup, sans une telle limitation, il n'y a pas de sécurité pour l'Europe.
Source : Gallica

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