Résumé

Du retour des peuples à leurs nationalités naturelles… (1831)

La Turquie, malgré la différence extrême de son gouvernement et du nôtre, est aussi notre alliée naturelle; elle l'est, parce qu'elle a les mêmes adversaires que nous ; elle l'est, parce que l'envahissement progressif de son territoire par la Russie sera suivi d'envahissemens semblables par l'Autriche, comme équivalens des premiers ; elle l'est, parce que les puissances les plus intéressées à borner des agrandissemens si rapides sont la France, la Prusse et l'Angleterre.
Source : Gallica

Du retour des peuples à leurs nationalités naturelles… (1831)

Indépendance à toutes les nations, sécurité pour toutes, alliances fondées sur l'égalité des droits et sur la réciprocité d'avantage. Que le faible jouisse comme le fort de sa nationalité et de sa liberté intérieure; que les principes qui guidèrent le congrès de Westphalie succèdent aux passions qui aveuglèrent celui de Vienne.
Ce n'est point être l'ennemi de la grandeur des monarques, mais c'est être l'ami de leur sécurité que de leur conseiller de rendre à leur indépendance nationale ces peuples violemment agrégés à leur domination.
Source : Gallica

Du retour des peuples à leurs nationalités naturelles… (1831)

Nous étions menacés par eux d'une guerre universelle si nous osions dépasser nos anciennes limités, ou accepter l'offre du congrès. Il n'a fallu rien moins qu'un refus, dicté par l'amour de la paix, pour calmer cette irritation subite de nos nouveaux amis. Il est donc prudent à la France, quelque soit son gouvernement, de ne compter jamais l'Angleterre au nombre de ses alliés sincères; la divergence des intérêts sera toujours plus forte pour les désunir, que l'identité des principes pour les rapprocher.
Source : Gallica

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